8/05/2009 CONSEIL MUNICIPAL DU 16 AVRIL 2009 (P. Savreux)
La séance a été courte : 2h00, l’essentiel des débats tournant une nouvelle fois autour des ZAC. Voici les principales infos à retenir de la soirée :
- Une vive polémique autour des écoles : Gilles DEMAILLY a de nouveau reproché à son prédécesseur d’avoir fait voter des suppressions de postes au niveau national (en tant que Ministre de l’Éducation nationale) et d’avoir voté contre ces mêmes suppressions au Conseil municipal d’Amiens. L’opposition est aussitôt montée au créneau pour rappeler que le Conseil municipal n’avait pas à se prononcer sur des questions nationales. L’occasion de rappeler aussi que l’ancienne majorité s’était constamment opposée aux fermetures de classes à Amiens ;
- La gauche en remet une louche sur les ZAC : le Conseil municipal devait se prononcer sur le CRAC de la ZAC Paul-Claudel. Cela n’a pas empêché Valérie WADLOW et Gilles DEMAILLY de s’étendre sur les autres ZAC, dénonçant par exemple le coût exorbitant de la ZAC Gare la Vallée ainsi que « le mur de la honte » au pied de la cathédrale ;
- Changement de discours sur l’Institut du Monde Gothique : Plus question pour la gauche de remettre en cause la légalité du montage juridique du projet IMG. Gilles DEMAILLY a tempéré les discours accusateurs que sa majorité avait tenus lors des précédents Conseils (CM et CAM) : « Je n’ai jamais critiqué l’aspect légal de l’opération. J’ai simplement dit qu’il s’agissait d’un mauvais choix économique » ;
- L’opposition demande une baisse des impôts à Amiens : Face à l’inaction de la gauche depuis plus d’un an, le groupe MPA Avenir estime que l’argent des Amiénois est en train de dormir. Isabelle GRIFFOIN a donc demandé à Gilles DEMAILLY de restituer cet argent aux Amiénois en baissant les impôts. Pas de réponse du côté de la majorité. Est-ce un nouveau signe de l’annonce prochaine d’une hausse générale des impôts ? ;
Compte-rendu établi par :Pierre SAVREUX
Attaché du groupe MPA Avenir
Point 9 : École maternelle Noyon. Remplacement des couvertures en ardoise. Demande d’autorisation administrative
Jean Claude OGER souhaite que le Maire mettre à sa disposition la liste des travaux qui seront réalisés dans les écoles, qui « apparemment existe » : « Aujourd’hui, on n’est sans infos ».
Gilles DEMAILLY prend note et accepte la demande de Jean-Claude.
t 10 : Rentrée scolaire 2009-2010 : Modification de la carte scolaire de la ville d’Amiens
Marion LEPRESLE reproche – pour la énième fois – au gouvernement sa « politique de casse sociale » : suppression de la moitié de l’année pour les élèves primaires, écoles des maîtres « sabordées », instauration à l’école d’un régime concurrentiel, remise en cause du statut des enseignants-chercheurs, suppression des RASED, introduction d’une logique comptable et « démantèlement » du service public de l’éducation.
Bernard NEMITZ désapprouve « les aspects polémiques des propos de Marion LEPRESLE » et rappelle que l’ancienne municipalité s’opposait déjà fermement aux fermetures de classes « en raison de la situation éducative difficile de la ville et de la région ».
Brigitte FOURÉ s’étonne que la majorité n’ait pas réussi à éviter la fermeture de l’école St-Maurice : « il existe des projets de construction avancés rue Saint-Maurice, il y a aussi les 100 logements OPAC à côté de la Teinturerie. Vous aviez donc la possibilité d’invoquer la présence de nouveaux arrivants pour justifier le gel de la fermeture de classe jusqu’à la rentrée ».
Frédéric THOREL estime que la Picardie doit être « exemptée de toute recherche d’économies en matière d’éducation ». Il rappelle que la Picardie est dernière pour le BEPC et pour le Bac. Il réclame des ouvertures d’écoles et un renforcement du corps professoral « pour sortir la Picardie de la lanterne rouge ».
Marion LEPRESLE, en réponse à Brigitte, affirme qu’elle a fourni la liste des logements susceptibles d’être occupés d’ici la rentrée scolaire : « notre demande a été apparemment prise en compte mais on attend la fin de l’année scolaire pour savoir si la mesure sera vraiment prise ou non ».
Gilles DEMAILLY réagit à son tour : « Je vous rappelle que nous subissons le suppressions de postes depuis des années avec Gilles de ROBIEN qui supprimait les postes au niveau national et qui votait contre ces mêmes suppressions au sein de sa ville ».
Bernard NEMITZ veut « rétablir la vérité » et rappelle que « lorsque Gilles de ROBIEN était Ministre de l’Éducation nationale, il a créé des postes à l’UPJV comme jamais auparavant, ce que souligne d’ailleurs aujourd’hui le Président de l’Université Georges FAURÉ ».
S’ensuit un long et vif dialogue entre la majorité et l’opposition dont voici les meilleurs moments :
Gilles DEMAILLY : Vous avez l’art de la fuite, Monsieur NEMITZ ! On parle des écoles !
Brigitte FOURÉ : On est surtout là pour parler d’Amiens, pas de Paris !
Gilles DEMAILLY : On ne peut pas soutenir qu’il faille supprimer 13 000 postes d’enseignants en France et en même temps prétendre qu’on ne sera jamais touché par ces suppressions de postes.
Brigitte FOURÉ : Nous sommes à Amiens. Nous sommes des élus d’Amiens ! (4 fois).
Marion LEPRESLE : Je rappelle que c’est Gilles de ROBIEN qui, en réduisant le réseau ZEP, a du coup placé St Maurice en réseau Ambition réussite avec moins de moyens et la suppression d’un poste.
Bernard NEMITZ : C’est faux !
Gilles DEMAILLY : Etes vous pour ou contre les 13 000 suppressions de postes au niveau national, Monsieur NEMITZ ? Répondez clairement !
Bernard NEMITZ : Nous sommes au Conseil municipal d’Amiens, pas à l’Assemblée nationale ! Nous n’avons qu’à nous prononcer sur ce qui concerne Amiens et rien d’autre. (DEMAILLY est embarrassé).
Brigitte FOURÉ : L’ombre de Gilles de ROBIEN plane dans cette enceinte et je trouve le procédé fort inélégant de faire son procès alors qu’il n’est pas là pour vous répondre ! S’il y a eu transformation des ZEP en réseau Ambition Réussite, ce n’était pas pour diminuer les moyens mais pour les rendre plus performants. La ZEP était un dispositif ancien, nécessitant un sérieux toilettage.
Gilles DEMAILLY : Si Gilles de ROBIEN souhaitait répondre, il n’avait qu’à rester au Conseil municipal !
Francis LEC : Nos collègues de l’opposition sont un peu embêtés car ils ne peuvent pas voter contre cette délibération.
Bernard NEMITZ : Mais on ne l’a jamais fait !
Francis LEC : Ce n’est pas suffisant ! Vous ne pouvez pas dire aujourd’hui que vous êtes contre les fermetures de classes et…
Bernard NEMITZ : On l’a toujours dit !
Francis LEC : Il ne suffit pas de dire aux Amiénois que vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement, il faut aussi que vous ayiez le courage d’aller porter le fer auprès du Ministre de l’Éducation nationale et du préfet.
Frédéric THOREL : Nous l’avons toujours fait ! Nous sommes conseillers municipaux, pas députés !
Gilles DEMAILLY : Et bien adressez-vous aux députés de votre majorité !
Bernard NEMITZ : C’est la 1ère fois que je vois une majorité reprocher à l’opposition de voter avec elle ! Je trouve cela d’un ridicule total !
La délibération est adoptée à l’unanimité, « chacun avec sa cohérence et ses convictions » (Gilles DEMAILLY).
Point 12 : Groupes Scolaires Delpech – Lesot et Maternelle Voltaire. Remplacements des menuiseries. Demandes d’autorisations adminis-tratives
Marion LEPRESLE affirme que l’école Delpech fait partie du lot, « ce qui montre qu’Amiens Sud n’est pas oublié, contrairement à ce qui est dit dans un tract qui a été distribué samedi dernier dans le quartier ! » Certains se reconnaitront…
t 13 : Construction du groupe scolaire Lorraine Morvan. Avenant n°1 au marché de maîtrise d’œuvre 07216
PoinBrigitte FOURÉ demande « quand pourra-t-on voir l’ouverture de ce nouveau groupe scolaire ? »
Marion LEPRESLE annonce que l’appel d’offres sera lancé avant cet été, que le début des travaux interviendra en octobre-novembre 2009 pour une ouverture prévue en 2011, soit 2 ans de travaux.
t 14 : ZAC Paul Claudel. Compte-rendu annuel à la collectivité. Années 2007-2008
Valérie WADLOW commence par évoquer la situation de la ZAC Gare la Vallée, qui connaît des « difficultés financières importantes », ce qui « oblige » la collectivité à définir de « nouvelles orientations pour retrouver la maîtrise financière de cette opération sans remettre en cause les objectifs de requalification urbaine et de développement économique ».
Sur la ZAC Renancourt, WADLOW affirme que le dossier de réalisation n’a pas été fait, que le CRAC sera présenté en mai 2009 et que la majorité fera des propositions de calendrier et de méthode pour la constitution de ce dossier.
Sur la ZAC Paul-Claudel, WADLOW annonce une réunion publique pour fin mai-début juin pour faire le point avec la population sur le projet : présentation de la phase 2, révision du PLU, évolutions à venir des programmes des tranches existantes.
Jacques LESSARD reconnait que cette même ZAC est en équilibre : « le bilan de la ZAC se présente sous des auspices favorables sur le plan financier car aucune participation financière de la collectivité n’est requise pour parvenir à l’équilibre ».
Bernard NEMITZ demande à Gilles DEMAILLY de réintroduire au début de chaque Conseil l’intervention orale des 3 présidents de commissions afin qu’il puisse faire état devant l’assemblée des travaux effectués au sein de ces commissions.
Gilles DEMAILLY, tout en n’étant pas opposé à la proposition de Bernard, ajoute qu’il a fait le choix d’une « démocratie réelle » : opposition représentée au CAM, présentation des bilans des ZAC devant le Conseil. « On vous donne davantage d’informations qu’auparavant ».
Jean-Pierre TÉTU entend remettre en cause « l’aspect aménagement » de la ZAC Paul-Claudel : chemin central « infranchissable », allée de Conty « encombrée » par les véhicules stationnés, « beaux arbres plantés puis arrachés », aucune réflexion sur la récupération de pluie, pas de panneaux solaires ou photovoltaïques, concertation inachevée. Il réclame une modification du projet sur toutes les tranches.
Johanna BOUGON rejette le terme d’éco-quartier pour la ZAC Intercampus car la municipalité y prévoit 1,5 place de stationnement par habitation, « d’autant plus que ce quartier est censé être irrigué par les transports en commun ». Johanna tient par ailleurs à remercier COSSERAT de sa récente déclaration dans la presse, où il parlait d’« explosion du vélo à Amiens », « un compliment qui nous revient à 100 % puisque vous n’avez rien réalisé depuis 13 mois ».
Michel DOBREMELLE regrette que la résidence Blanchart, « lieu de pauvreté », ait été « oubliée par la municipalité précédente » et remercie Isabelle GRAUX « d’essayer de remettre ces gens dans la dynamique du quartier Paul-Claudel ».
Isabelle GRIFFOIN s’interroge sur le retrait de l’ordre du jour du point concernant la ZAC Intercampus : « Est-ce en raison du mécontentement grandissant des riverains qui ont appris que la mairie avait décidé d’augmenter le nombre de logements (2 400 au lieu des 1 900 initialement prévus) ? Les riverains ne veulent pas que vous reconstruisiez un Pigeonnier au sud d’Amiens ! »Isabelle veut ensuite « rétablir la vérité sur les ZAC » en rappelant que la ZAC Nord est équilibrée grâce au rachat des nouveaux espaces par la ville d’Amiens.
Quant à la ZAC Cathédrale, « Monsieur GOFFINON laisse entendre que nous aurions construit un Mur de Berlin au pied de la Cathédrale ! Mais se souvient-il de la muraille de Chine qu’il comptait ériger avec ses amis de l’époque au même endroit en 87-88 (projet Rob Krier) ? Nous y avons réalisé quelque chose de beaucoup plus élégant ».
Isabelle enchaine sur le logement social : « Madame WADLOW prétend qu’il n’y a pas eu de logement social sur la ZAC Cathédrale. Encore faut-il connaitre le quartier ! Regardez derrière l’URSAFF ou dans la rue de l’Entonnoir (résidence étudiante) ! »
Sur l’Institut du Monde Gothique, Isabelle rappelle que la décision du Conseil municipal a été entérinée par le contrôle de légalité et rejette du coup les insinuations et la suspicion de Francis LEC : « Il n’y a rien d’illégal à louer ce bâtiment ! » Et d’enchainer : « Depuis 1 an, rien n’a été fait ! C’est vous qui faites de l’IMG une coquille vide ! 900 000 personnes visitent la Cathédrale chaque année et aimeraient aujourd’hui voir une expo, des vidéos et en connaitre davantage sur le monde gothique ».
En conclusion, Isabelle refuse que Francis LEC donne des conseils à l’opposition en termes d’action : « Nous avons agi pendant 19 ans ! Nous n’avons plus nos preuves à faire en la matière ! Quant à vous, puisque vous ne faites rien depuis 1 an et que l’argent des amiénois dort, nous vous demandons, Monsieur le Maire, de baisser les impôts à Amiens ».
Gilles DEMAILLY réagit aussitôt : « Vous devez être totalement ignorante de ce qui se passait dans le mandat précédent (bilan ZAC) ! Ou peut-être êtes-vous de mauvaise foi ! »
Sur l’IMG, « Vous en parliez déjà en 1999… en 2008, il n’est toujours pas fait ! Je n’ai jamais critiqué l’aspect légal de l’opération, j’ai simplement dit qu’il s’agissait d’une mauvaise opération économique ! On a en effet un bâtiment qui va coûter 8,5M€ et on va être obligé de payer 4 à 5 millions de plus ». DEMAILLY ajoute qu’il a écrit au préfet pour demander s’il existait une solution « préférable » à celle choisie par l’équipe précédente.
Sur l’inaction de la majorité, « les Amiénois se réjouissent d’une chose : quand on va dans un mur ou dans un précipice, on essaye aujourd’hui de s’arrêter avant ! Je préfère réfléchir avant de dépenser des millions d’euros ». Il termine par citer quelques « décisions concrètes » prises depuis 1 an : l’achat de 43 bus, la construction de logements sociaux OPAC. « Rassurez-vous, Madame GRIFFOIN, je ne vous demanderai pas d’attendre 19 ans pour faire le bilan de mon action ».
Valérie WADLOW reconnait que, suite à la concertation avec les habitants, la majorité s’est engagée à ce que les premières opérations d’Intercampus disposent d’1,5 place par habitation, tout en espérant qu’« avec du débat et l’évolution des pratiques, les Amiénois finiront par comprendre qu’on peut vivre avec moins d’1,5 voiture par ménage ». Quant à la densification d’Intercampus, « oui, nous sommes favorables à la densification. Et sachez qu’il n’y a pas de lien entre la densité et la forme urbaine ! »
Jacques GOFFINON invite Isabelle à venir à l’office de tourisme pour y lire les livres de réclamations : « ils sont remplis d’insultes de touristes allemands, anglais ou belges, scandalisés qu’on ait construit ça à moins de 10 m de la cathédrale. Il ne s’agit pas d’un mur de Berlin ! C’est le mur de la honte ! »
Johanna BOUGON juge « catastrophique et soviétique » l’immeuble que la majorité entend construire à l’emplacement de la tour Vadé (abandonnée).
Gilles DEMAILLY répond : « la gare, elle aussi, est d’architecture stalinienne ! » Il affirme ensuite qu’il n’y a rien de prévu à la place de la tour Vadé.
Frédéric THOREL s’adresse à GOFFINON : « Ca suffit ! Arrêtez de dénigrer ce qui peut se faire aujourd’hui ! Si on avait laissé la ville telle que vous la souhaitiez au XIXème, elle serait encore de style Napoléon III, sans avancer ! Vous êtes contre tout ! Vous aviez attaqué la piétonisation ; tout ce qui est contemporain est selon vous inacceptable. Regardez les colonnes de Buren et la pyramide de Pei qui ont dopé la fréquentation du Palais royal et du Louvre ! On ne peut pas vivre au XIXème siècle, on a hâte d’être demain. Arrêtez de cracher sur tout ce qui se construit ! »
Gilles DEMAILLY note que « Madame GRIFFOIN est contre la densification de la ville » et veut s’associer aux Amiénois dans leurs 2 principales critiques : les constructions auprès de la cathédrale, et la place de la gare, « en raison de son coût et de son caractère non fonctionnel ! Dépenser 65M€ pour ne pas réussir à en faire un lieu d’intermodalité, j’appelle ça un échec ! ». Il énumère ensuite la liste des opérations avec leur coût :
- 29,9M€ HT pour la place elle-même et la verrière (ce coût ne comprend pas le réaménagement de la gare et des quais) ;
- 16,8M€ pour la voie de contournement ;
- 8,5M€ pour le Boulevard de Belfort ;
- 24M€ pour l’aménagement de l’arrière de la gare, « pas pris en compte dans le bilan » ;
- 10M€ pour l’aménagement du Triangle des voies ferrées, « prévu dans le CRAC » mais qu’« heureusement nous avons stoppé ».
Brigitte FOURÉ rappelle que le triangle des voies ferrées est un projet « qu’on souhaitait tous voir se réaliser mais qui n’a pas pu avancer à ce jour pour des raisons techniques (voies électrifiées) et financières ! Il n’y avait donc rien d’engagé à ce sujet même si on l’avait souhaité ! »
Brigitte enchaine sur la piétonisation de la rue de Noyon, « une vraie réussite qui participe du projet d’apaisement de ce quartier, pour que les personnes du centre-ville soient tentées d’aller à la gare et au-delà, et vice versa ». Et de citer quelques exemples de ce succès : des aménagements de qualité, des voies réservées aux bus Boulevard de Belfort, un « beau » réaménagement du boulevard de Belfort (premier acte du réaménagement des boulevards intérieurs, « véritable ceinture du centre-ville »).
Jean-François LIQUIER regrette que la rue de Noyon, « une réussite, débouche sur une autoroute difficilement franchissable, dissuadant les Amiénois de passer de l’autre côté ». Il critique par ailleurs la faible densité de la ZAC Paul-Claudel, « avec beaucoup de maisons à 3 000€ le m², une mixité sociale réduite, l’absence de jeux, de lieux de vie et de commerces ».
Valérie WADLOW ne supporte plus « le procès d’intention consistant à remettre en cause notre volonté de développement urbain et économique ». « Ca commence à bien faire ! On remet en cause vos méthodes, l’absence de maitrise financière et l’absence de transparence ».
Johanna BOUGON réagit : « Depuis 13 mois, vous ne vous occupez que du passé ! A quand l’avenir ? »
Jean-François VASSEUR veut revenir sur les 2 000 emplois qui auraient été créés à la gare : « Le jour où il faudra dépenser 29,5M€ pour créer 2 000 emplois, je suis d’accord pour démissionner immédiatement ! »
Le CRAC est adopté à l’UNANIMITÉ.
t 17 : Création d’un centre de ressources. Acquisition d’un local commercial SCI ETOU
Jean-Claude OGER rappelle que le rachat des locaux « est la poursuite de ce que nous faisions avant ». Il demande aussi à Gilles DEMAILLY s’il compte confirmer le projet de transfert des services de proximité, « actuellement très mal logés », dans les locaux de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Gilles DEMAILLY répond : « C’est un vrai bonheur de vous entendre Monsieur OGER ! Vous faites partie de ceux qui veulent faire avancer Étouvie, je m’en réjouis ! Oui, nous allons accélérer ce projet, je dis bien accélérer car on ne peut pas dire qu’il y ait eu une action très forte sur ce quartier dans le mandat précédent, on peut même parler d’inaction ».
Étienne DESJONQUERES souhaite trouver des solutions « pour faire vivre les Coursives d’un point de vue commercial et des services, et également pour améliorer la sécurité au sein de l’immeuble ». La SIP HLM va peut être y implanter son agence d’Étouvie ; même chose pour le Conseil général de la Somme qui souhaite y transférer ses service sociaux, installés aujourd’hui Allée de la côte d’Azur. Il souhaite que les installations rue de Poitou, aujourd’hui en sous-sol, « puissent trouver des locaux plus dignes, adaptés et plus proches ».
t 19 : Jardins familiaux. Modalités de recouvrement des redevances. Convention type de mise à disposition. Règlement Intérieur
Jean-Claude OGER tient à « saluer » le travail fait par la municipalité. Il demande à Gilles DEMAILLY d’adopter par arrêté une réglementation plus stricte empêchant les dépôts sauvages de plus en plus fréquents.
Gilles DEMAILLY ne peut pas s’empêcher de dire : « La délégation s’est terminée en juin 2004. C’est qu’il y avait encore du travail à faire ! »
t 25 : Location d’un local sis, rue Mozart à la SAPI Habitat. Convention.
Émilie THÉROUIN regrette que le Colvert soit dans un état « pitoyable » et le poste de police dans un état « honteux ». Elle annonce qu’une expérimentation a lieu actuellement à l’Atrium : la tenue de permanences de la police municipale « aux côtés des autres services publics », afin de permettre des rencontres plus faciles entre la police et les administrés.
Brigitte FOURÉ se dit « heureuse d’entendre Émilie THÉROUIN se féliciter du travail de la police municipale, pas toujours facile et pas toujours reconnu à sa juste valeur ». Brigitte explique que l’installation de la police municipale au sein de l’Atrium avait été envisagée mais abandonnée en raison du stade trop avancé de la construction du bâtiment (impossibilité d’y intégrer des m² supplémentaires pour accueillir la police municipale). Brigitte demande aussi à Gilles DEMAILLY de veiller à la mixité commerciale au Colvert, gage d’attractivité du site.
Francis LEC tient à se féliciter de la nouvelle image de la police municipale que donne l’expérimentation de l’Atrium mais « cette expérimentation ne doit pas permettre à l’État d’oublier ses devoirs, la sécurité relevant de la police nationale ». Il reproche aussi à l’ancienne municipalité de ne pas avoir intégré Fafet Brossolette dans les programmes urbains d’une part, et de ne pas avoir proposé une rénovation du Colvert d’autre part.
t 27 : Questions orales
Laurent BEUVAIN exprime un vœu sur les sans-papiers et les risques qu’encourent les citoyens leur venant en aide : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! »
Frédéric THOREL soutient ce vœu car « dès qu’il s’agit d’aide humanitaire, que l’on soit Français ou clandestins, il faut être fier de tendre la main à ceux qui n’ont rien ». Il se dit toutefois soulagé qu’il existe une loi pour sanctionner ceux qui exploitent la misère des sans papiers.
Isabelle GRIFFOIN reconnait que « ce vœu est généreux » mais le règlement intérieur dispose que le Conseil n’a à délibérer que sur des questions concernant Amiens. Le groupe MPA Avenir ne prendra donc pas part au vote.
Gilles DEMAILLY considère que ce vœu concerne des gens vivant à Amiens, risquant des poursuites par la police, et que le Conseil est dès lors compét
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